Traitement de l’air : privilégier une approche globale

Paroles d'expert

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Traitement de l’air : privilégier une approche globale

Constructeurs, particuliers, fabricants, scientifiques, politiques… Tous sont confrontés au problème de la question de la qualité de l’air intérieur sans pour autant trouver LA solution.


Si la pollution de l’air extérieur est beaucoup plus médiatisée, nous sommes aujourd’hui tous confrontés à celle de l’air intérieur.

Nous passons en moyenne, 85 % de notre temps dans des environnements clos, et une majorité de ce temps dans l’habitat : domicile, locaux de travail ou destinés à recevoir du public, moyens de transport, dans lesquels nous pouvons être exposés à de nombreux polluants.

La qualité de l’air intérieur fait donc l’objet de préoccupations depuis plusieurs années et apparaît aujourd’hui comme un enjeu majeur de santé publique.

Le traitement de l’air : une vraie fausse solution ?

Le traitement de l’air désigne les procédés technologiques permettant d’obtenir un air assaini des émanations chimiques toxiques naturelles, de la pollution atmosphérique, des particules volatiles intérieures nocives et des odeurs. Il apporte “de facto” un panel de solutions intéressantes qui, si on les aborde de façon isolée, ne règlent pas pour autant la question, surtout à la lumière des exigences de la RT 2012.

Par exemple, les systèmes air/air du type VMC ou CTA* double-flux ne garantissent pas une régulation pièce par pièce du bâtiment.

De plus, ils demandent beaucoup de maintenance, en particulier au niveau des filtres et des gaines qui, encrassées, sont un milieu de culture bactériologique privilégié entraînant une perte de charge débit et une mise en dépression du bâtiment. Ajoutons que certaines installations sont très consommatrices d’énergie et que les débits d’air, dans le cas d’une isolation acoustique insuffisante, peuvent devenir gênants.

Privilégier une solution globale

Pour ne pas dépasser le plafond des 50 kWh/m²/an requis par la RT 2012, tout en répondant aux problèmes de confort et de qualité de l’air pour les habitants, les spécialistes penchent aujourd’hui pour une approche globale.

Elle consiste à améliorer le bâti (l’isolation, la ventilation, le vitrage, la perméabilité à l’air…), tout en y associant des installations de chauffage et de rafraîchissement performantes, mariant haut rendement et basse consommation.

Dans ce sens, une alternative aux systèmes air/air évoqués ci-dessus est la combinaison d’une ventilation simple flux hygroréglable (jointe à un ballon d’eau chaude thermodynamique) et d’une surface rayonnante – vecteur eau à faible inertie. Ces installations intelligentes, capables de réguler leurs efforts en fonction des besoins, ont l’avantage de régler à la fois les questions de la qualité de l’air, du chauffage, du rafraîchissement et de l’économie d’énergie.

 

 

* Une VMC, Ventilation Mécanique Contrôlé double flux, ne réalise aucun traitement de l’air, juste une récupération calorifique éventuelle. L’air est donc soufflé tel qu’il sort de la récupération, la filtration éventuellement réalisée n’est là que pour la protection du matériel et non pour la qualité de l’air soufflé. Il ne peut y avoir de réutilisation de l’air repris.

Une CTA, Centrale de Traitement d’Air double flux réalise un traitement de l’air en température et/ou hygrométrie et/ou filtration plus poussée pour améliorer la qualité d’air et/ou un traitement bactériologique, etc. Il peut y avoir utilisation de l’air repris.

Traitement de l’air : privilégier une approche globale
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